Union Musicale de Châtillon sur Loire

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TECHNIQUES

La colonne d’air

lundi 20 avril 2009, par Loïc Becquet

L’élément primordial pour le joueur de trompette est la colonne d’air. Que l’on soit chanteur ou instrumentiste, le contrôle du souffle est la chose à maîtriser absolument si l’on veut être un tant soit peu performant.

Pour souffler selon les règles, trois choses sont à observer : inspiration, expiration et position de la bouche.

L’inspiration

Le diaphragme est un muscle mince lié aux poumons. Son rôle est de tirer les poumons vers le bas, afin que ceux-ci puissent attirer de l’air. Le trompettiste respire par les coins de la bouche, jusqu’au fond des poumons.

Le diaphragme contracte les côtes vers le bas, en les repoussant vers l’extérieur. Pour vérifier cela, un exercice simple : mettez vos poings sur les côtes flottantes (flottantes car non reliées au sternum comme les autres), dans le dos, à droite et à gauche de la colonne vertébrale ; inspirez sans gonfler la poitrine, en essayant de faire ressortir le ventre ; si la respiration est correcte, vous sentez les côtes flottantes s’écarter.

L’expiration

Lors de l’expiration, le diaphragme se contracte et propulse l’air hors des poumons. Ici, le contrôle du muscle est vital, c’est lui qui va donner à l’air sa puissance, même dans les nuances piano. Le son ainsi maîtrisé ira des sonneries à la John Williams (écoutez Jurassik Park !) au contre-ut piano.

On peut vérifier la bonne inspiration comme on a vérifié l’inspiration : au fur et à mesure que l’on souffle, les côtes flottantes s’écartent d’autant que l’on va dans l’aigu (car la pression augmente).

C’est de cette façon que l’on joue, et y veiller finira par faire place au réflexe.

Position de la bouche

Sur le schéma on peut voir la position de la bouche et de la langue lorsque l’on fait ses notes. Remarquez les différentes positions de la langue en fonction des notes jouées.

Les lèvres sont pincées, et l’embouchure n’est pas forcée dessus ; il ne sert à rien d’appuyer comme un fou l’embouchure sur ses lèvres sous peine de ne plus savoir les faire vibrer. L’aigu du trompettiste ne dépend que de deux choses : la maîtrise de sa colonne d’air et le travail du muscle que sont les lèvres. Plus on travaille, plus on a d’aigu. Simple.

Exemple


Un exemple d’utilisation de la colonne d’air par Mark Van Cleave, concertiste américain !

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